Diamantino
En narrant les mésaventures d’une icône déchue du foot (un gentil benêt), Diamantino parvient à aborder, en vrac, la crise des migrants, les manipulations génétiques, la montée de l’extrême droite en Europe et, bien sûr, le culte de la célébrité. Décoiffant ? Non, mieux que ça : ce long-métrage portugais, est carrément fou- fou. Peu importe que vous aimiez le foot (ou pas) cet ovni filmique vous régalera par son culot et son invention.
Magnifique, candide et attachant, Diamantino est l’icône planétaire du football, un héros flamboyant touché par la grâce. Quand soudain, en pleine Coupe du Monde, son génie s’envole dans les vapeurs roses de ses visions magiques, sa carrière est stoppée net. Problème : il ne connaît rien d’autre.
La star déchue, devenue objet de risée nationale, découvre alors le monde – les autres. Le voilà embarqué dans maintes péripéties qui mutent en odyssée : conspiration familiale (ses deux soeurs n’en veulent qu’à sa fortune), manipulations génétiques
délirantes, crise des réfugiés, complotisme de l’extrême-droite… Et, au beau milieu de cette tragédie, où son chat semble être son dernier supporter, pourtant, surgit l’Amour. Le vrai. C’était écrit.