Tout ce qu'il me reste de la révolution

C’est une comédie un peu foutraque, un peu rebelle. Mais très attachante, car raccord avec son personnage principal, Angèle. Une sorte de Bridget Jones matinée de Don Quichotte ! Fille d’anciens soixante-huitards, cette trentenaire dégourdie a le sentiment d’être née trop tard (dans les années 1980), à l’heure hélas de la « déprime politique mondiale ». Têtue, elle va quand même tenter de changer le monde... Ses déambulations rigolotes disent des choses pertinentes sur l’engagement – ou le désengagement – aujourd’hui. Egalement sur notre rapport au travail, à la famille et à la transmission.

Causette

Tout ce qu'il me reste de la révolution

Judith Davis

Angèle avait 8 ans quand s’ouvrait le premier McDonald’s de Berlin-Est… Depuis, elle se bat contre la malédiction de sa génération : être né « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. Elle vient d’une famille de militants, mais sa mère a abandonné du jour au lendemain son combat politique, pour déménager, seule, à la campagne et sa sœur a choisi le monde de l’entreprise. Seul son père, ancien maoïste chez qui elle retourne vivre, est resté fidèle à ses idéaux. En colère, déterminée, Angèle s’applique autant à essayer de changer le monde qu’à fuir les rencontres amoureuses. Que lui reste-t-il de la révolution, de ses transmissions, de ses rendez-vous ratés et de ses espoirs à construire? Tantôt Don Quichotte, tantôt Bridget Jones, Angèle tente de trouver un équilibre… 💪 Ce film est soutenu par l'AFCAE (Association Française des Cinémas Art et Essai).
Langue
Français
Genre
Comédie
Pays
France
Année
2019
Réalisateur
Judith Davis
Acteurs
Judith Davis, Malik Zidi, Claire Dumas
Durée
88 Minutes
Récompenses
Valois du Jury, Festival du Film Francophone d'Angoulême (2018)